En ce début d’année 2021, je souhaite rendre hommage à ces artistes qui utilisent leur talent pour éveiller les consciences, qui bousculent nos croyances, qui dessinent avec leurs mots les contours de l’évidence. L’évidence d’une société en fin de vie, d’une civilisation – destructrice, toxique et mortifère – qui s’effondre, d’un nouveau monde qu’il nous appartient d’imaginer, d’inventer, de co-créer à partir notamment de tous les embryons existants !

Voici mes 4 mousquetaires qui soignent autant le fond que la forme, les paroles de leurs chansons que les images de leurs clips.
Et en bonus de ces 4 chansons coup de coeur/coup de poing, un slam puissant d’une authentique rebelle et un salutaire coup de gueule en live d’un rockeur qui parle et chante avec ses tripes – !
À découvrir, consommer et partager sans aucune modération ! Gratitude.



AMOUR – Kalune


Je commence avec mon coup de coeur absolu : Amour de Kalune.

« Être radical, c’est prendre les choses à la racine. J’écris l’Amour avec le A de Anarchie. Coeur qui balance entre résistance et utopie. j’écris l’Amour avec le A de Anarchie. »

Ces paroles sont tellement alignées avec l’utopie éclairée de notre grand projet anarchiste L’Archipel du Vivant que je les sens vibrer dans mes veines.

« Mais faire sa part ne suffit plus mon petit colibris, demain il sera trop tard pour éteindre l’incendie. 
Amour pour tous ceux qui trouvent la force de tout quitter, leur patron, leur confort, leur petite vie bien meublée, qui se mettent en danger pour apprendre comment résister et qui redonnent du sens au mot “humanité”. »

Alors, là… comment vous dire ? Je suis resté littéralement bouche-bée, profondément scotché, viscéralement sonné, lorsque j’ai écouté pour la première fois cet hymne à la vie, au vivant, à l’amour. Si vous me connaissez un peu, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai opéré, en 5 ans, un virage pour le moins RADICAL dans ma vie. De petit colibris agile, je suis devenu Rebelle amoureux du vivant, effondriste et utopiste éclairée, en m’engageant activement dans des projets riches de sens depuis 2017. Ma nouvelle peau générée par ma profonde mue intérieure ne supporte plus les chaines de notre endoctrinement sociétal. J’ai liquidé ma boite en août 2019 afin de consacrer 100% de mon temps, de mon énergie, de la force qui m’anime à sauver ce qui peut encore l’être, à préparer le terrain pour amortir les immenses chocs à venir, à préserver les conditions d’habitabilité de notre si belle maison en prenant soin du vivant. Et il se trouve que la prochaine étape de mon cheminement personnel (méditation, veganisme, anti-spécisme, minimalisme, anarchisme…) est justement l’abandon de mon petit confort bétonné d’urbain hors sol – le débranchement ultime de la machine – pour m’ancrer dans le sol, celui de notre Terre-mère. Fin janvier, je quitte mon appartement de 120 m2 en plein centre de Strasbourg pour ma ma Collapse’Home de 25 m2, une Tiny House totalement dépouillée sans eau courante ni électricité, dans le tout premier écovillage de l’ambitieux projet 0.6 planet (0.6 pour une empreinte écologique soutenable, inférieure à une planète) au coeur du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin.


LE MAL DE TERRE – Kalune

Un deuxième morceau de Kalune, tout aussi engagé, tout aussi impactant, tout aussi puissant.

« J’ai le mal de l’homme, de l’air et même celui de l’eau, en somme je crois que je sens battre le coeur de l’autre.
J’ai le mal des ruches, et j’ai l’écorce qui saigne.
… J’ai le silence qui hurle et me revient en écho dans une forêt qui brûle, sous un ciel sans oiseau. Gros caillou dans la poitrine incapable de battre.
J’ai les feuilles qui tremblent, j’ai le sol qui s’écroule je me planque dans la foule avec la peur au ventre. J’ai le regard qui doute, et le temps qui s’écoule. Mon rafiot dans la houle et moi qui jette l’encre.
… J’ai le mal de Terre, comme un vague à l’âme. Tous dans la même galère et va falloir qu’on rame. J’ai le vent contraire, l’espoir qui prend l’eau mais je m’accroche à mon radeau.
»

Ici aussi, le texte est sublime. Le plus saisissant est de voir les personnages porter les mêmes masques que ceux que l’hérésie Covid nous a imposés… enfin, chacun·e reste libre de ne pas le porter, c’est mon cas et lorsque j’y suis absolument obligé (transports, boutiques) je m’en sers comme l’étendard d’un message “COVID=FOLIE

« J’ai des photos sexistes couchées sur papier glace, la phobie des emballages et des grandes surfaces. J’ai les poubelles qui débordent, un océan de plastique et les vents qui nous escortent vers la pensée unique. j’ai la révolte fébrile, étouffée à la racine, la dictature qui se maquille en démocratie. J’ai les visages qui se cachent à l’avant du cortège les CRS qui chargent, l’Etat qui les protège. J’ai le berger trop seul, et depuis la genèse j’ai le troupeau qui se dirige tout droit vers la falaise. le Maître est malheureux, ses élèves sont des cancres. Moi je suis parmi eux, alors, je jette l’encre. J’ai le mal de Terre, comme un vague à l’âme. Tous dans la même galère et va falloir qu’on rame. J’ai le vent contraire, l’espoir qui prend l’eau, mais je m’accroche à mon radeau. J’ai le mal de Terre, conscient de ma présence, sur petite planète qui souffre en silence. Témoin ordinaire, ou simple matelot je vois couler mon bateau…»

Le constat est aussi violent que lucide, aussi glaçant que touchant. Gratitude ! Merci Kalune.


QUE RESTE-T-IL ? – Baptiste Ventadour

Formidable auteur, Kalune a également écrit les paroles de la chanson Que reste-t-il ? merveilleusement intérprétée par la voix écorchée de Baptiste Ventadour. Le clip signé Alexis Willis est un joli clin d’oeil à l’univers déjanté d’un Wes Anderson ou d’un Michel Gondri. Le décalage visuel est sublime entre l’artificiel en carton-pâte éphémère, sinistre et mortifère et le vital somptueux, libre et joyeux.

« Pourquoi les murs si hauts font de l’ombre à nos arbres ? Doit-on poser les armes ou les prendre plutôt ? Je me demande que reste-t-il de toi. Combien s’en sortiront lorsque tu ne seras plus là ? Que reste-t-il du monde ? Quelques miettes de nous. Je te demande pardon, pardon à genoux. Que reste-t-il ?
Que reste-t-il comme chance de futur si ces mots sonnent comme une lettre de rupture ? Les pluies stériles n’abreuveront plus nos cultures car les mômes immatures laissent traces indélébiles. Que reste-t-il ? Il n’y a plus rien à brûler.
Qui guérira ton coeur tout abîmé pour que les murs s’écroulent et que poussent les arbres et que passent les hommes, que s’élèvent les âmes. »


IL EST OÙ LE SAV ? – Suzane (feat. Témé Tan)

« On a cassé la planète. Il est où le SAV ? On a cassé la planète et ça tout le monde savait. »

Difficile de faire plus clair pour le démarrage de cet hymne engagé. Et le décor choisi pour le clip vidéo – la décharge sénégalaise de Mbeubeuss – transforme le coup de poing des paroles en uppercut multimédia ! Un IMMENSE bravo à Océane Colom – alias Suzane – pour son culot, son audace d’oser pousser un tel cri pour son tout premier album Toï Toï.

2  769  952 vues sur YouTube en un peu plus d’un an pour une chanson aussi engagée, c’est énorme !

« Dans la vie y’a des cactus / Et sur ce même cactus / Depuis y’a du plastique, aïe / Sur les plages de Koh Lanta / Derrière les candidats / C’est pas si idyllique / Y’a des pailles McDo / Qui sirotent sur l’eau / Coca plastique qui flotte sur le Pacifique / Un Capri Sun à la dérive / Qui finit sur la rive / Dans la bouche d’une tortue. »

Ça gratte, ça démange, ça pique !

« Y’a comme un air de chicha / Sur les buildings pékinois / Le smog made in China / Les usines crachent leurs poumons / On est tous au premier balcon / Pour voir le ciel couleur béton / On mange des glaces en février / Y’a plus de glaces sur les glaciers / Les ours polaires vont transpirer / Bulldozers dans les forêts / L’orang-outan est délogé / Pour de la pâte à tartiner. »


Respire 2020 – mickey3d (feat. Bigflo & Oli)

En toute transparence, je l’avoue, j’avais déjà entendu une fois ou deux le titre Respire écrit et interprété par mickey3d en 2003 (deux Victoires de la Musique à la clé), mais sans en écouter les paroles. Il y a quelques semaines j’ai découvert un peu par hasard la version 2020 et là mon oreille s’est tendue, enfin réceptive – bien plus éclairée aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2003 -, notamment aux paroles des Toulousains Bigflo et Oli, invités par mickey3d pour revisiter la version originale 17 ans plus tard. Le drame de notre inertie absolue n’en est que plus éclatant.

La première partie est le constat initial du compositeur français en 2003 :

« Approche-toi petit, écoute-moi gamin / Je vais te raconter l’histoire de l’être humain / Au début, y avait rien, au début, c’était bien / La nature avançait, y avait pas de chemins / Puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers / Des coups d’pieds dans la gueule pour se faire respecter / Des routes à sens unique qu’il s’est mis à tracer / Les flèches dans la plaine se sont multipliées / Et tous les éléments se sont vus maîtrisés / En deux temps trois mouvements, l’histoire était pliée / C’est pas demain la veille qu’on fera marche arrière / On a même commencé à polluer le désert.

Il faut que tu respires / Et ça c’est rien de le dire / Tu vas pas mourir de rire / Et c’est pas rien de le dire

D’ici quelques années, on aura bouffé la feuille / Et tes petits-enfants, ils n’auront plus qu’un œil / En plein milieu du front, ils te demanderont / Pourquoi toi, t’en as deux, tu passeras pour un con / Ils te diront, “Comment t’as pu laisser faire ça ?” / T’auras beau te défendre, leur expliquer tout bas / “C’est pas ma faute à moi, c’est la faute aux anciens” / Mais y aura plus personne pour te laver les mains / Alors voilà, petit, l’histoire de l’être humain / C’est pas joli, joli et j’connais pas la fin / T’es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou / Qu’on remplit tous les jours comme une fosse à purin.
»

La seconde partie est la réponse des gamins d’hier, Bigflo & Oli :

« Et on a bien grandi, on n’est plus des gamins (ok) / Qu’est-ce qui a changé ? Pas grand chose, je crois bien (ok) / Droit dans le mur, on continue de foncer / Et la seule différence, maintenant, c’est qu’on le sait / Je vous en veux, vous qui étiez avant nous (ok) / D’avoir pas fait grand chose pour éviter le trou / On cherche des excuses quand la terre se désole / Mais en creusant notre tombe, on trouvera peut-être du pétrole / Je mets un masque pour aller à la mer (ok) / J’enfile un casque VR pour prendre l’air (ok) / On fonce dans le fossé à pas de géant / On dit que l’herbe est plus verte sur les écrans / Un boomerang dans la face comme un déferlement / Les vieilles erreurs, les emballages que nous ramène le vent / Les trop tard quand l’étau se resserre / Si c’est pas rien de le dire, alors, c’est quoi de le faire ? / Pour les jeunes, j’crois que je suis déjà vieux / À la fin, qui restera debout ? / On espère que la génération future fera mieux / Mais celle d’avant, espérait pareil de nous. »

Pour finir avec un dialogue entre l’ancien, le vieux sage (en gris ci-dessous), et les “ptits jeunes” (en noir).

« Il faut que tu respires / Donnez-moi un peu d’air / C’est demain que tout empire / Mais demain, c’est hier / Tu vas pas mourir de rire / J’ai pas compris la blague / Et c’est pas rien de le dire / Alors je le rap
Il faut que tu respires / Mais j’ai fermé la fenêtre / Et ça c’est rien de le dire / Tout va dans la tête / Tu vas pas mourir de rire / Je comprendrai peut être / Et c’est pas rien de le dire / Ah, t’avais raison.
»


Bonus 1 – TERRE MÈRE N’EST PAS À VENDRE – Keny Arkana

Merci à Mathieu, membre fondateur de L’Archipel du Vivant et à Frédéric qui a réagi à l’un de mes partages Facebook ! Merci du fond du coeur à vous deux de m’avoir invité à découvrir Keny Arkana, militante altermondialiste hyper engagée.
Il faut dire que Mathieu a été fort habile pour éveiller ma curiosité : « Ton article serait parfait selon moi 😉 si tu y rajoutais parmi les artistes engagé·e·s incoutournables et méritant “gratitude”x1000, l’excellentissime rappeuse Keny Arkana. Notamment sa chanson “Terre Mère n’est pas à vendre“. »

En l’absence de clip, fermez les yeux pour écouter, savourer, vous délecter du slam puissant de ce sublime morceau de 2012.

« Ils ont répandu le sang un peu partout sur ton sol / T’ont recouvert de ciment, jusqu’à étouffer ton sol / Te détruise pour du papier, pour souiller tes profondeurs / Pour nous faire croire en ton deuil, on ne portera pas ta tombe, car on veut te voir vivre / Ils t’ont séquestrée de leurs ombres, nous on veut te voir libre… / Tes enfants t’entendent crier, ressentent ta souffrance / Aujourd’hui sont prêts à se battre pour prendre ta défense / Tombés dans la démence, et charmés par Belzebuth / Après t’avoir pillée, fragmentée, bombardée, vidés de tes substances, tes richesses ils ont gardés ! / Sans aucun respect, se sont approprié ta chair / Depuis des millénaires pour t’avoir se font la guerre / Pacha Mama, tes enfants sont toujours là / Eparpillés sur le globe le point levé pour le combat / Pacha Mama, c’est nos racines qui sont en toi, tout notre amour sera plus fort que notre désarroi / Pacha Mama, ton vase rempli à ras-bord / Ils t’ont condamnée à mort, ils nous ont condamnés à mort ! / De toute part s’élève nos voix, allez leur dire d’avance Les puissants te persécutent, comme ils nous persécutent / Que malgré leur mauvaise foi, Terre Mère n’est pas à vendre ! 
Terre Mère, Pacha Mama / Terre Mère, Pacha Mama / Terre Mère, Pacha Mama / Notre Terre n’est pas à vendre ! / Terre Mère, Pacha Mama / Terre Mère, Pacha Mama / Terre Mère, Pacha Mama / Notre Terre n’est pas à vendre ! »

Le détournement du Notre Père est un petit bijou :

« Notre Mère qui est la Terre, que ton nom soit respecté / Que ton règne revienne, que tes enfants puissent t’aimer / Donne-nous aujourd’hui, la force d’y croire / Pardonne-nous notre rage, qu’on se nourrisse d’espoir / Ne nous soumet pas au cynisme que l’homme moderne cultive / Délivre-nous de la machine et de sa haine qui nous surine / Que ta force reprenne ses droits / Qu’on se rappelle que c’est toi qui reçoit la vie sous la lumière des étoiles ! »

Merci Keny !!! 🙂


Bonus 2 – C’EST JUSTE LA FIN DU MONDE ! / KILLING HALLELUJAH – Frah / Shaka Ponk

Enfin, comment oublier l’énorme pavé jeté dans la marre par Frah, le chanteur et leader du groupe Shaka Ponk ? Merci et bravo pour ce message choc lâché tel une bombe dans une soirée chic, celle des Victoires de la Musique de 2019, il y a bientôt 2 ans… rien n’a bougé depuis… Ce cri du coeur m’a tellement séduit que je l’ai repris en partie dans mon livre Le climat n’est pas le bon combat !

« C’est juste la fin du monde ! Alors, rassurez-vous, c’est pas la fin du monde ce soir, c’est la fin du monde demain. Alors peut-êtrequ’en faisant tout ça, en disant toutes ces choses, on va lâcher un petit malaise. Peut-être qu’on va passer pour des cons. Peut- être qu’on va torpiller notre carrière ce soir en direct sur France 2. Et ben c’est pas grave. C’est pas grave parce qu’on est tousdes cons. Et c’est parce qu’on est tous des cons, que c’est la fin du monde. Vous n’êtes pas d’accord avec ça ? Je sais la fin du monde c’est assez rigolo, les artistes adorent la fin du mondeparce que c’est un grand spectacle, il y a des explosions, il y ades feux d’artifice, il y a des effets spéciaux, c’est grandiloquent, c’est comme un moment fabuleux, donc on kiffe la fin du monde.Mais le jour où ça va vraiment arriver, on va tous chier dans notre froc, sincèrement. Et puis on va pleurer. On va pleurer, parce qu’on aura peur et on va pleurer surtout parce qu’on savait quela fin du monde, ben c’était demain. Et ça vous êtes d’accordavec moi. Je le sais. Ce qui est très paradoxal, c’est qu’on a tousle pouvoir d’empêcher la fin du monde, c’est un pouvoir qu’on a,mais qu’on a oublié. … Car c’est un fait établi, si nous continuons tous à faire comme tout le monde sur cette planète, il n’y aura bientôt plus personne pour faire quoi que ce soit. »

Et dire que je m’étais alors arrêté – sans doute comme beaucoup – à la prise de parole de François Charon en n’écoutant pas le message de la chanson interprétée dans la foulée par Shaka Ponk…
Voici quelques passages de cet hymne vegan et anti-spéciste dédié à la souffrance des animaux non humains que nous massacrons par centaines de milliards* chaque année pour les manger (source : site la coccinelle spécialisée dans les paroles de chansons).

*: 65 à 70 milliards d’animaux terrestres + 950 milliards de poissons !!!

KILLING HALLELUJAH
(TUER L’HALLELUJAH)

« Chew my chewy tong properly / you don’t think that i’m feelin ‘somethin’ / Mala-sticate my flesh and bones / you don’t think that I’m feelin ‘somethin’ / Bite my body oh tenderly / you don’t think that i’m feelin ‘somethin’ / Eat me like an Hannibal
(Mâche ma pince à mâcher correctement / tu ne penses pas que je sens quelque chose / Mala-stice ma chair et mes os / tu ne penses pas que je sens quelque chose / Mords mon corps oh tendrement / tu ne penses pas que je sens quelque chose / Mange moi comme un Hannibal)
We’re talking deal-he-she-us/ I just wish I was contagious / (oh yeah come come !!! ) /‘ Juicy juicy delirious / I just wish I wasn’t outrageous / oooh Killing Hallelujah !!!! / Ya don’t think that i’m feelin ‘somethin’ / Ya don’t think that i’m feelin ‘somethin’ / Com’ com’ com’ Come / Com’ com’ com’ Come / Com’ com’ com’ Come / Com’ com’ com’ Come
(Nous parlons delicieusement / J’aimerais juste être contagieux (oh ouais viens viens !!!) / Juteux juteux délirant / J’aimerais juste être scandaleux / oooh Tuer Hallelujah !!!! / Tu ne penses pas que je sens quelque chose / Tu ne penses pas que je sens quelque chose / Ve’Ve’Ve’Venez / Ve’Ve’Ve’Venez / Ve’Ve’Ve’Venez / Ve’Ve’Ve’Venez)
Lord Oh Lord such a destiny / Oh Lord, such a Liberty / Oh lord / Human Being Supreme / Killing Hallelujah / (I’m gonna praise my god no matter what) / Lord Oh Lord such a destiny / Oh Lord, such a destiny / (I’m gonna praise my god no matter what) / Human Being Supreme / Killing Hallelujah / Oh Lord feel me(no matter what) / Oh God have mercy(no matter what) / Oh Lord feel(no matter what) you’re my king supreme, killing Hallelujah / (I’m gonna praise my god no matter what)
Eat me feed / (I’m gonna praise my god) / me eat me feed me / heeeeeeeeeey

(Seigneur Oh Seigneur un tel destin / Oh Seigneur, une telle liberté / Oh Seigneur / Être humain suprême / Tuer l’hallelujah / (Je vais louer mon dieu, peu importe quoi) / Seigneur Oh Seigneur un tel destin / Oh Seigneur, un tel destin / (Je vais louer mon dieu, peu importe quoi) / Être humain suprême / Tuer l’hallelujah / Oh Seigneur, sentez-moi (peu importe quoi) / Oh Dieu aie pitié (peu importe quoi) / Oh Seigneur sens (peu importe quoi) tu es mon roi suprême, tuant l’hallélujah / (Je vais louer mon dieu, peu importe quoi) / Mangez-moi, nourrissez-moi / (Je vais louer mon dieu) / mangez-moi, nourrissez-moi
heeeeeeeeeey)
»

Et pour rendre à Shaka Ponk ce qui appartient à Shaka Ponk, voici les explications du groupe :

« Une chanson qui parle de véganisme et de spécisme … de la folie meurtrière des humains (abattoirs) et du désastre écologique qui va avec la consommation d’animaux à l’échelle des 7 milliards d’hédonistes que nous sommes. C’est l’animal qui parle à travers ce titre. « J’aimerais juste être contagieux »
Est-ce que la mort peut-être aussi sacrée que la religion? Quand certains tuent au nom d’un dieu, d’autres tuent au nom d’une tradition ou juste pour un plaisir gustatif.
Sommes-nous en train d’affirmer que nous mangeons ceux que nous aimons ? À travers cette chanson, pour une fois c’est l’animal qui parle.
Infos pratiques pour Zombies :
– La production de viande est une des premières causes du réchauffement climatique, de pollution au monde. Elle va donc entrainer la disparition de l’espèce humaine / Cher M. ZOMBIE: Chapeau bas!
– Elle détruit les sols, consomme l’eau que nous n’avons déjà plus pour approvisionner les pays pauvres.
Cher M. Zombie : La classe !
– Moins de 1% des viandes que nous mangeons sont comestibles (plus de substances cancérigènes que les cigarettes).
Cher consommateur, quelle belle preuve d’amour pour tes enfants …
– La consommation de viande est une cause de maladies cardiaques : Salutations Mista Corazon!
– Dans le monde 100 MILLIARDS d’animaux sont tués par l’homme chaque année (et ce. n’est pas beau à voir # L214) : Une belle preuve d’évolution humaine.
Un monde, un mot : RESPECT »

Merci Kalune, merci Baptiste, merci Suzane, merci Mickey, merci Keny, merci Frah & Shaka Ponk…
GRATITUDE !!!



Crédit Photo illustration principale : Laura Remoué pour Kaizen