Qui sont-ils mon amour- Qui sont-elles mi amor ?
Ces femmes et puis ces hommes qui s’éveillent le matin, embrassent leurs enfants et peut
être leur chien et qui après rejoignent comme tous les jours avant les labos de l’enfer où
tu es prisonnier
Comment font-ils mon amour- Comment font-elles mon amour ?
Pour t’attraper dans leurs mains et de leurs doigts plastique commettre sur ton corps des
actes de tortionnaires
Oh mon amour
Ils t’appellent chiens outil
Ils ne t’appellent pas
Tu n’as pas de nom
Ni toi ni toutes les autres
Victimes par millier, victimes par million d’un système de barbares
Pourquoi mon amour ne se réveillent-ils pas ?
En grosse masse compacte et soudain qu’ils disent non
NON
Aux groupes pharmaceutiques, aux gros industriels qui ont comme Dieu le fric, aux
lobbies de la mort qui assassinent la vie, qui flinguent la planète
Oui oh qu’ils se réveillent
Dans un sursaut soudain, qu’ils quittent leur blouse enfin
Leur blouse de malheur, de bourreau
D’assassin protégé par nos lois
Dans un moment de grâce, qu’ils te demandent pardon et te prennent dans leurs bras
Qu’ils se mettent à genoux, en pleur comme les enfants
Que ses pleurs deviennent oh oui puissants torrents
De larmes de cent mille ans, que dis-je trois cent mille
Qui emportent avec elles le vieux monde malade
Le vieux monde malade, assassin, le dément
Celui même qui s’en prend
S’en prend à l’innocence
Depuis combien de temps
Depuis combien de temps ?
Qu’ils poussent un cri si grand, qu’il déchire la nuit
Qu’il déchire la nuit noire de leur conscience Kaput
Un cri long, long, long qui ramène à la vie, qui ouvre toutes les cages
Le cri des retrouvailles avec nos âmes errantes
Les âmes égarées de l’espèce dominante
Un cri à renverser l’histoire
Un cri qui abolit le temps du lourd passé humain
Du lourd tribut humain à verser tant de sang
Un cri à réveiller les morts qui se croyaient vivants
Un cri tellement énorme qu’il parvient aux oreilles
De nos improbables descendants et nos lointains ancêtres
Qu’en entendant ce cri, ils se lèvent tous ensemble
Et puis se mettent en marche
Que les lignées d’hier et d’un hypothétique demain
Qu’elles se prennent toutes la main
que la humanidad prenne un autre chemin
Un jour
Comme par magie
Elle était là
Elle a tendu les bras
Vers toi
Et Toi
Toujours pas mort d’être là en enfer
Ton cœur battait encore
Ton cœur mon amour
Ton cœur battait encore
Comme si tu l’attendais
et comme si tu savais
Que les mains…
Elles servent à autre chose
Il te faudra du temps pour y croire vraiment
Vertige des caresses à devenir zinzin
Tu aurais pu mourir de cet immense amour
Venu de je ne sais où, comme ça
L’air de rien
Cette f’âme
Elle s’appelle Olivia
De la même puissance que son arbre totem
Avec du feu en elle
Un feu
Le feu
Le feu né du soleil
Elle est venue cette femme à la chevelure d’or pour te sauver la vie
Ta vie, celle qui aurait dû toujours être la tienne
Ta vie
A courir dans « la luz »
A te laisser tomber dans les bras des prairies
A renifler mille odeurs dans un jardin paradis
A t’emplir tout entier du chant gai des oiseaux
A sentir sur ta peau frémissante de chien
Le vent
Et puis ta vie…
A sentir les mains nues, les mains douces
Celles qui aiment et protègent
Celles qui seulement caressent
Alors les laisser faire
Les mains
Les laisser faire
Les mains
Je dédie ces mots à tous les êtres, victimes de notre espèce, nés ou arrachés à leur famille
et à leur monde sauvage pour être torturés dans des laboratoires. Je le dédie à toutes les
victimes dans le monde. Je le dédie à Olivia qui sauve des vies, des centaines de vie,
sauve la vie d’êtres sublimes ; Je le dédie à son refuge des chiens libres, à tous les
sanctuaires du monde
Je dédie ces mots à toutes celles et ceux qui font honneur à notre humaine condition
Frisson Sauvage
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