Entre deux vies,
celle d’avant dont la porte, doucement, se referme et qui est définitivement d’un autre temps,
celle d’après, à inventer.
Entre deux amours, et bien plus
celui de l’autre,
de tous les autres,
celui pour moi.
Dans cet entre-deux, traversé tantôt à pas lents, tantôt à pas enlevés,
dans la pesanteur ou avec la légèreté de la danse,
un texte fragmenté volette autour de moi.
Mille éclats insaisissables tourbillonnent.
Lucioles dans la nuit. Allumées, et soudain, éteintes.
Ballons de baudruche dont je ne parviendrais à saisir la ficelle.
Papiers de soie portés par un souffle, voilà que j’y lis un mot, une ébauche de phrase.

Désir de soigner
Souci de l’autre,
de chaque autre singulier
Amour de la vie
Aspiration à la liberté
Goût de l’avenir


Ce texte pourrait dire un choix, étayer une position.
Il serait compagnon, lien, trame, tissage.
Il serait bagage pour un voyage au coeur de ce qui m’anime, me mobilise, me pousse, me tire, me
structure, me sert de colonne vertébrale, d’axe et d’horizon.

Moi,
pélerine,
randonneuse,
en charivari,
en mouvement,
en transit,
en transition.


J’ai le désir de contribuer à un monde où nous continuerions à bavarder, à échanger, à nous parler, quelles que soient les opinions qui s’expriment, sans chercher ni à convaincre – ce n’est pas souhaitable – , ni à obtenir un consensus, – ce n’est pas souvent possible.
J’ai le désir de contribuer à un monde où nous cultiverions les liens.
Avec ceux que nous aimons, avec qui nous sommes en accord, qui nous soutiennent, abondent dans notre sens, avec qui il fait bon nager dans le même bain.
Et avec ceux que nous aimons moins, ceux avec qui ça frotte, ceux qui pensent autrement, ceux dont les idées sont inconciliables avec les nôtres, ceux qui nous obligent à clarifier nos positions, ceux qui nous délogent de nos certitudes.

Je ne veux pas collaborer à un monde en noir et blanc, où l’on clive les citoyens en bons, éclairés (et vaccinés) et mauvais, obscurantistes (et non vaccinés). Car il est entre ces deux extrêmes une large palette faite de variations fines et de couleurs subtiles, qui ont chacune leur place dans le nuancier du monde.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où l’on cultive la joie, où l’on nourrit l’enthousiasme, où l’on accueille la colère juste, où l’on console la tristesse, où l’on enveloppe le désespoir.

Je ne veux pas collaborer à un monde où est entretenue avant tout la peur, toujours mauvaise conseillère, limitante, clivante, où règne l’arbitraire, qui sidère la pensée, où l’on table sur la servilité, plutôt que sur la responsabilité, l’intelligence, la réflexion, la créativité.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où on s’interroge sur les modes de gouvernance, où le pouvoir est partagé justement, où les décisions sont prises librement après avoir mis dans la balance le plus grand nombre d’arguments, où chacun a voix au chapitre.

Je ne veux pas collaborer à un monde du discours unique, de la vérité absolue, de la censure.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où est valorisée la pluralité des opinions, où le débat est vif, où l’on veille à préserver une démocratie vivante et se déclinant selon plusieurs modalités, avec des instances de contrôle vigilantes.

Je ne veux pas collaborer à un monde du slogan et de la propagande, où l’on fait taire les voix
discordantes, où les media sont au service d’une petite minorité, à qui d’ailleurs ils appartiennent.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où la langue garde toutes ses subtilités, où la poésie tient une place de choix, où les chiffres sont corrélés et interrogeables et ne disent pas le tout.

Je ne veux pas collaborer à un monde où la langue se réduit à la novlangue, celle du geste barrière et de la distanciation sociale, si vite adoptée, où est en vigueur le mensonge, où la parole ne tient pas, où l’on peut dire une chose, et, le lendemain, dire son contraire avec le même aplomb, où l’on peut dire une chose et faire son contraire, où ce sont les chiffres, parfois arbitraires, qui ont le dernier mot, où les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde qui a cure des démunis, des sans-voix, des migrants, des malades, des personnes âgées, des adolescents, des enfants, des nourrissons, des femmes enceintes, des générations futures.

Je ne veux pas collaborer à un monde qui laisse sur le carreau les boiteux, les pauvres, les vieux, qui n’applique pas le principe de précaution pour les femmes enceintes et les enfants, qui fait peser sur les citoyens des responsabilités qui ne leur reviennent pas et les écrasent, un monde qui oublie d’accompagner les mourants et d’honorer ses morts.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où l’on envisage la santé de façon large, marchant sur les deux pieds du préventif et du curatif, où l’on prend en compte toutes les modalités de soins, sans en exclure certaines a priori, où l’on peut choisir comment on se soigne et à quelles techniques de soins on se fie, où l’alimentation est saine, où l’eau est de qualité et demeure un bien commun non privatisable.

Je ne veux pas collaborer à un monde qui annihile le débat sur les options de prise en charge d’une maladie, où toute la transparence n’est pas de mise sur l’efficacité et les effets indésirables des substances préconisées, où un vaccin en phase expérimentale, et requérant donc en principe un consentement libre et éclairé, un vaccin n’empêchant ni de tomber malade, ni de transmettre la maladie, ni même les formes graves de la maladie, est obligatoire, que l’on soit immunisé ounon.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où le système de santé est choyé, où les soignants sont considérés, où la dimension humaine du lien thérapeutique, de l’écoute, de la clinique au lit du malade sont premières, où l’on dispose de temps – qui n’est pas de l’argent -, où les choix de santé sont inspirés d’abord par les soignants, non par le politique, ni l’économique.

Je ne veux pas collaborer à un monde où la santé est une marchandise comme une autre, où le vieillissement est une marchandise comme une autre, où la dépendance est une marchandise comme une autre, où l’hôpital est géré comme une entreprise, où les fonctionnements sont à flux tendus, les personnels envisagés sous l’angle exclusif de la productivité et de l’efficacité, où les soignants sont interchangeables, où le politique édicte ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas en matière de traitement, où les intérêts économiques priment sur la santé de la population, où l’on continue à fermer des lits alors que l’hôpital est exsangue, où l’on ne fait pas cas de la confidentialité des données de santé.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où la science est avant tout lieu de questionnement et de doute, où les idées éculées sont abandonnées, où les idées neuves sont mises à l’épreuve, où l’interdisciplinarité est valorisée, permettant d’envisager les problèmes sous leurs multiples facettes, où l’humilité est de mise devant la complexité et le caractère systémique des questions qui se posent .

Je ne veux pas collaborer à un monde qui confond science et scientisme, science et enjeux économiques, et qui, sous couvert de science, met en place le contrôle de ses citoyens.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où l’économie est au service de l’ensemble des citoyens, où les bénéfices sont équitablement partagés, où les revenus sont compris dans une fourchette acceptable.

Je ne veux pas collaborer à un monde où le PIB et la croissance sont les seuls étalons, où les gains vont à quelques-uns, et les pertes sont portées par tous, où les services publics sont délaissés sous prétexte de non-rentabilité, où l’humain passe à la trappe.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où la justice est indépendante, où les lois font limite, où leur non-respect a les mêmes conséquences pour tous les citoyens.

Je ne veux pas collaborer à un monde où l’Etat bafoue les lois, se moque de la question du consentement libre et éclairé, suspend des soignants en raison de leurs choix de santé, les prive de revenus, même lorsqu’ils sont en arrêt de travail, et au passage met dans sa poche les indemnités journalières et les salaires dus.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où l’on va et vient librement, où l’on accède comme bon nous semble aux lieux de culture et de convivialité, d’où l’on peut transitoirement s’éclipser.

Je ne veux pas collaborer à un monde où l’on est tracé en permanence, où s’applique la reconnaissance faciale, le contrôle des déplacements, de la navigation numérique et des choix de consommation, où les algorithmes dictent l’avenir.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où l’on prend la mesure des enjeux collectifs, où l’on hiérarchise les priorités, où une maladie certes mondiale, mais en dernier ressort peu mortelle, ne vient pas éclipser les urgences plus fondamentales, climatique et sociale, et leurs effets possibles sur l’ensemble de l’humanité.

Je ne veux pas collaborer à un monde qui s’entête à opter pour la démesure, qui malmène la terre et ses ressources, limitées, qui malmènent les hommes, les femmes, les enfants, pour assouvir de faux besoins.

***

J’ai le désir de contribuer à un monde où l’éthique aurait toute sa place, où le Primum non nocere, datant d’Hippocrate, au quatrième siècle avant notre ère, serait toujours d’actualité, où l’on aurait à cœur les soins à tous quels qu’ils soient et où l’on veillerait à assurer leur continuité.

Je ne veux pas collaborer à un monde où l’on fait fi de ces principes éthiques.

***

Voilà
pourquoi
j’ai choisi
de
NE PAS
me soumettre à l’obligation vaccinale.

 

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